L'Atelier de Construction, manuel de montage pour filles et garçons
création 2022, première le 3 mars à Sallaumines

Qu’arriverait-il si Spiderman préférait les tartes aux fraises à sa fiancée Mary Jane Parker ?

Qu’est-ce qui vous occupera 63 secondes lors d’un voyage galactique entre Endor et Tatooine ?

Pourquoi suivre les leçons de séduction de Twilight pourrait bien vous valoir des ennuis ?

Quel rapport y a-t-il entre Halle Berry et un roi de la mythologie grecque ?

Et beaucoup d’autres questions encore...

 

Alfred Hitchcock raconte l’histoire plaisante d’un scénariste qui chaque matin se réveille avec la certitude d’avoir eu dans son sommeil une idée sensationnelle, la meilleure histoire jamais inventée. Hélas, quand sonne son réveil, il a toujours tout oublié. Résolu à ne pas laisser s’envoler cette idée, le scénariste dépose carnet et crayon à son chevet. La nuit venue, l’inspiration le visite encore. Vite, il note l’intrigue qui lui assurera la postérité et se rendort sereinement. Le lendemain il se hâte de lire cette trame géniale, il ouvre le carnet : « un garçon aime une fille ».

 

Oui, s’il y a bien une histoire que le cinéma ressasse inlassablement, une histoire qui sert de toile de fond en permanence à toutes les autres, c’est celle des hommes et des femmes, du regard qu’ils et elles portent les uns sur les autres, du rapport qu’ils et elles entretiennent. Au point bien souvent d’avoir réduit ces rapports à une grammaire scénaristique, un ensemble de schémas reproduits de film en film, profondément enracinés, et qu’il convient d’interroger.

 

De là à dire que la culture de masse que dispense le cinéma populaire influence nos idées et nos constructions intimes il y a un pas que franchit Grand Boucan, preuves à l’appui. Récit après récit, ces centaines d’histoires, qui forgent un imaginaire commun, déposent une petite goutte en nous, presque invisible, presque rien, et peu à peu ces séduisantes fictions finissent par bâtir des certitudes et des conceptions du monde.

 

A grand renfort d’extraits et de détournements vidéo, Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer décryptent avec fantaisie les clichés de genre qui parsèment le cinéma populaire et qui contribuent sans en avoir l’air à perpétuer les stéréotypes.

Un spectacle imaginé par Carine Bouquillon

Equipe artistique Carine Bouquillon, Antoine Chartier, Antony Sauveplane et Bruno Tuchszer

Joué par Carine Bouquillon et Bruno Tuchszer

(ainsi que Sean Connery, Carrie Fisher, Harrison Ford, Emma Stone, Robert Pattinson, Kirsten Dunst, Johnny Depp, Halle Berry et beaucoup d’autres… )

 Univers sonore et musical Antony Sauveplane

Conception et montage vidéo Antoine Chartier

Décor de Carine Bouquillon construit par Antoine Vandaele

Régie Jean-Marie Daleux

Avec le soutien de la Région Hauts-de-France et du Département du Pas-de-Calais

Remerciement à l’Ecole Buissonnière de Montigny en Gohelle, à la Cie Franche Connexion, à la Ville de Lille, Maisons Folie Lille Moulins et Maison Folie de Wazemmes