Le Principe d'Archimède

de Josep Maria Mirò

traduit du catalan par Laurent Gallardo

mise en scène : Bruno Tuchszer

avec : Carine Bouquillon, Olivier Brabant, Nicolas Postillon, Bruno Tuchszer

assistante mise en scène : Carine Bouquillon

décor : Alexandre Herman

lumières : Marc Weugue

création sonore : Laurent Doizelet

régie : Olivier Floury

costumes : Mélanie Loisy

accessoires et décoration : Frédérique Bertrand et Bertrand Mahé

création graphique : Olivier Peyre

photos : Pib

Grand Boucan propose la première production en français d'une pièce jouée dans le monde entier, de Londres à Buenos aires, de New York à Barcelone, de Moscou à Athènes. Au coeur d’une piscine municipale dont l’atmosphère chlorée et hygiénique reflète une société aseptisée, le jeune dramaturge catalan Josep Maria Mirò tisse une intrigue haletante autour d’un fait dont on ne saura jamais s’il a vraiment eu lieu. A la vitesse des réseaux sociaux, le poison de la rumeur s'infiltre  dans les vestiaires et infecte les rapports entre les maitres-nageurs, leur directrice et les parents des jeunes nageurs. Deux fois adapté au cinéma, Le Principe d'Archimède est un thriller psychologique à l'architecture diabolique. L'auteur ménage jusqu'au dénouement une tension croissante, il sollicite l'attention du spectateur invité à reconstituer les faits et  à élucider cet impitoyable jeu de pistes. Le Principe d'Archimède pose le problème d’une société obsédée par le principe de précaution, le risque minimal et la surveillance. Et sous la surface lisse d’un monde sécurisé grouille encore l’hydre de la rumeur et du fantasme, dont les têtes sont desormais des centaines, des millions, démultipliées par les nouvelles technologies.

 

"Les pièces de Josep Maria Miró désorientent, déroutent, inquiètent ; elles ouvrent sur un horizon nouveau où les choses telles que nous les voyons semblent acquérir  une complexité qui brouille peu à peu les perspectives. De ce trouble si particulier (dont l’espoir est à lui seul une des rares raisons d’aller encore au théâtre) l’œuvre de Miró constitue l’une des plus belles cristallisations. Le doute y est transformé en projectile qui déchiquette les idées reçues, abat les lieux communs et pétrifie la morale, pour venir donner de plein fouet dans ce qu’on appelle le théâtre."

                                                                  Laurent Gallardo, traducteur

 

"Quand on est parent et qu’on se promène dans la rue ou dans le parc, on ne peut pas baisser la garde une seule minute. Et on a le cœur qui bat la chamade quand, tout à coup, pendant un instant, on a l’impression d’avoir perdu son enfant de vue. L’idée même que l’on puisse avoir un moment d’inattention, que quelqu’un l’enlève, l’embarque dans une voiture ou lui fasse quoi que ce soit, et qu’on n’ait plus jamais aucune nouvelle de lui, cette idée est juste…. On a toujours cette crainte. Ou que quelqu’un profite de son jeune âge pour lui faire du mal. Si une telle chose arrivait, jamais je ne me le pardonnerais." extrait du Principe d'Archimède

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